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Les relations précoces mères-enfants.

Posted in Psychologie par epss2011 sur novembre 11, 2008

ES PSYCHOLOGIE

Les relations précoces mères-enfants.

 

 

 

D.W. WINNICOTT (1896-1971), pédiatre anglais qui deviendra psychanalyste. « Le potentiel inné d’un enfant ne peut devenir un enfant qui si il est couplé à des soins maternels. »

Il postule  la chose suivante : « La mère ordinaire normalement dévouée a une intuition juste et précise concernant l’état intérieur de son bébé, ses sentiments et ses besoins. Elle développe cette intuition grâce à sa capacité d’identification à son bébé ».

Pourquoi ou comment la mère parvient elle à s’identifier à son nourrisson ?

L’enfant a un contact avec son environnement même s’il n’en a pas une idée précise.

« Elle y a été préparé car elle-même a été un bébé. Le bébé grandit en s’identifiant à sa mère, pensant qu’ils ne sont qu’une seule et même personne, dans un premier temps. Progressivement le bébé va ressentir et affirmer sa différence, son autonomie et la distance qui les séparent. »

Le bébé est dépendant de la mère pour devenir un être humain. Les paroles, les bercements, le maniement (= handing), le portage (= holding), les soins sont les principales voix de communication avec lui et le monde extérieur.

Pour un enfant en très bas âge : La façon dont on porte un enfant a une fonction de protection contre les expériences angoissante (expériences où l’enfant ne se sentirait plus existant). Porter un enfant contribue au fait d’avoir le sentiment continu d’exister pour l’enfant.

Le bébé que nous avons été et les parents que nous avons eu constituent une aide ou un obstacle à l’exercice de la fonction maternelle.

Le lien initial de dépendance va évoluer, le bébé va se percevoir une, différencié de sa mère ce qu’il signifie qu’il n’est pas tout pour elle. Ce qui permet cette  évolution c’est :

            ð La mère se pense elle-même une, différencié du nourrisson.

            ð Il existe un autre : le père, dont on doit souhaiter qu’il compte pour elle.

            ð Les expériences quotidiennes et répétées. Le fait de faire « attendre » l’enfant en lui parlant. C’est la frustration. Une mère ordinaire normalement dévouée répond au plus vite au besoin de l’enfant. En introduisant la frustration la mère ordinaire va devenir autrement normalement dévouée en étant défaillante : elle ne peut et ne doit continuer à répondre et satisfaire toutes les demandes de son bébé. Cela ne signifie pas qu’elle laisse tomber son nourrisson, elle demeure autrement un soutien fiable pour le moi du bébé.

 

Winnicott va rassembler toutes ces notions dans un concept de préoccupation maternelle primaire : Une mère qui est capable de s’identifier à un nourrisson est capable d’empathie (capacité de se mettre à la place de l’autre). La PMP (Préoccupation Maternelle Primaire) se rapporte à l’aptitude d’une mère à avoir le désir et la capacité de se détacher ou de renoncer à certains de ces intérêts personnels afin de les diriger sur l’enfant.

Première phase (de 0 à 4 mois) : phase de dépendance absolue.

Deuxième phase (de 4 à 12 mois) : phase de dépendance relative. Pendant cette deuxième phase se détache progressivement, il comprend qu’il ne fait pas qu’un avec sa mère. La mère fait preuve de carence d’adaptation mineure.

Troisième phase : phase où l’enfant affronte le monde qui l’entoure. Début de la socialisation. Il s’identifie à la société, il va gagner de l’indépendance (toutes les nouvelles compétences acquises augmentent l’indépendance).

 

Les trois stades de la relation du bébé avec le monde :

            ð Premier stade : le bébé communique peu, « c’est une créature vivante entourée par l’espace », il ne connaît que lui-même.

            ð Deuxième stade : le bébé remue ses membres, l’espace est traversé. A partir de ce moment là, le bébé va être capable de surprendre son environnement.

            ð Troisième stade : l’environnement va surprendre l’enfant. L’enfant va se rendre compte qu’il ne maitrise pas ce qui l’entoure.

Ces 3 stades décrivent la façon dont l’espace se remplit et mettent en évidence le fait que l’adulte est l’intermédiaire entre le bébé et l’espace.

Les bras du parent sont et demeurent le lieu de réassurance. Ce lieu est un modèle de la construction psychique de l’individu.

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